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Association LGBT Francophone Forums Partage Films/Séries/Animes Films Des idées de films LGBTQ+ pour survivre au confinement ?

  • Des idées de films LGBTQ+ pour survivre au confinement ?

     sjeje42 mis à jour Il y a 2 semaines, 2 jours 4 Membres · 5 Articles
  • Eldrick

    Membre
    31 octobre 2020 à 20h42
    Nouveau

    Bien le bonsoir à vous tous.tes ! 🙋‍♂️

    Confinement oblige, nous serons nombreux à glander devant Netflix ou [insérer le nom d’une plateforme de streaming]. À ce titre, je vous suggère de lâcher ici quelques suggestions de films mettant en scène des personnages ou des problématiques LGBTQ+ !

    Pensez à mentionner les éventuels trigger warnings et autres limites d’âge s’il y en a.
    N’hésitez pas à partager votre avis si vous avez regardé un film proposé par un de nos membres ! 🎥

  • Eldrick

    Membre
    31 octobre 2020 à 20h49
    Nouveau

    Pour ma part, j’ai une liste assez longue mais je ne vous partagerai que mes petits chéris.

    My all time favourite est et restera très probablement Rimbaud Verlaine (Total Eclipse en VO) d’Agnieszka Holland, avec Leonardo di Caprio et David Thewlis.
    Je crois que j’avais à peine dix ans quand j’ai découvert ce film. C’était sans doute la première fois que je voyais une relation homosexuelle mise en scène, et quelle relation ! J’étais bien trop jeune pour saisir les subtilités de ce chef d’œuvre mais j’en reste aujourd’hui encore… fasciné, oui, c’est le mot. Je ne me lasserai jamais de le rerererevisionner.
    C’est un film assez dur, cru, loin des nanards feel-good que les grosses sociétés de production ont l’habitude de nous servir depuis quelques temps. Je le conseille toutefois plus aux amateurs de littérature (et de cinéma !) qu’à ceux qui veulent simplement se détendre devant la télé.

    Dans la même veine (parce que oui, j’aime quand le cinéma et la littérature s’unissent), je recommande Wilde de Brian Gilbert avec les majestueux Stephen Fry, Jude Law et Michael Sheen !

    Dans un tout autre registre mais toujours concernant l’homosexualité masculine, j’ai beaucoup apprécié Departure d’Andrew Steggall, avec Alex Lawther et Phénix Brossard. C’est un film empreint de poésie et beau dans (presque) tous les sens du terme : esthétique de la réalisation, sons, histoire… Je ne saurais pas vraiment résumer mon avis sans trop révéler l’intrigue. Disons simplement que c’est un film assez contemplatif, sensible, touchant, presque fragile. À découvrir.

    Côté transidentité, je recommande assez chaudement Laurence Anyways de Xavier Dolan tout en mettant en garde les personnes trans’ qui souhaitent le visionner : le traitement d’un tel sujet implique forcément une large part de scènes qui peuvent réveiller de mauvais souvenirs ou déclencher des crises de dysphorie. Cependant et à mon humble avis, ce film aborde la question de la transidentité de manière relativement correcte, sans déborder sur des clichés transphobes ou de la transphobie à proprement parler. Et même de nos jours, c’est assez rare.

    Je me dois également de mentionner Tomboy de Céline Sciamma au sujet de la transidentité FtM. Mon deuxième film LGBTQ+ après Rimbaud Verlaine. Il m’a ému aux larmes et, d’une certaine façon, m’a aidé à découvrir ma propre identité.

    Maintenant, j’attends vos suggestions de films lesbiens car j’avoue ne pas être spécialiste en la matière ! 🤭

  • Nemaud

    Modérateur
    31 octobre 2020 à 22h38
    Nouveau

    Alors, dans les films LGBT et surtout lesbiens j’ai l’impression, c’est beaucoup de romance gnangnan pas top (ce qui va de paire avec le fameux fantasme sur les lesbiennes). Il y a néanmoins plusieurs films qui sont intéressants.

    Le fameux, La vie d’Adèle sort un peu de ce schéma. C’est un film français, un peu la référence en matière de film lesbien, très posé calme dans un rythme vie quotidienne. Bon film néanmoins j’avais personnellement pas tant apprécié et j’étais restée sur ma faim. Je le recommande donc pour tout le côté romance et simplicité mais sans plus pour moi. Mais libre à chacun d’y jeter un coup d’œil.

    Un film français aussi que j’avais en revanche beaucoup aimé est Portrait de la jeune fille en feu avec Adèle Haenel. C’est un film qui se déroule en 1770 et c’est ce côté film historique que j’ai beaucoup aimé. Loin des romances vacantes d’amour qu’il faut à tout pris cacher, ici les deux jeunes femmes vivent pleinement leur amour tout le long du film tant qu’elles n’ont pas à affronter la réalité. Le film se déroule donc dans cette bulle d’intimité qui se crée tout naturellement. Le côté historique permet de poser les choses, rajoute du cachet au film et c’est tout cela ensemble que j’ai beaucoup aimé.

    Côté transidentité, comment ne pas parler de The Danish Girl ! Ce film qui retrace l’histoire de la première femme trans connue magnifiquement interprétée par Eddie Redmayne. Il y a souvent des débats de gens qui sont contre le fait qu’un acteur cis joue une personne trans mais je trouve qu’Eddie Redmayne le fait très bien et arrive à nous faire comprendre toute la démarche et le ressenti d’une femme trans. L’évolution du personnage et de son jeu d’acteur est superbe, le film est émouvant. Je recommande chaudement !

  • Tim

    Membre
    31 octobre 2020 à 23h15
    Nouveau

    Pour le coup, l’un des films LGBT+ que j’ai le plus retenu est <b style=”font-style: italic;”>The Boys in The Band (disponible sur Netflix 😉 ). A la base, c’était une pièce de théâtre qui a été joué à Broadway en 1968 (oui oui). On est loin de toute romance qui apporte pas grand-chose: là pour le coup, ça parle vraiment de la vie en tant qu’homosexuel dans ces années là, de manière assez juste pour le coup. Décrire ce film est compliqué, c’est un peu un ovni. On sent beaucoup l’aspect théâtrale de “contexte”: huit clos, une fête d’anniversaire qui tourne au vinaigre; c’est une sorte de comédie satirique, noir, criant de vérité, où on dévoile ses peurs, ses frustrations et ses traumatismes. En 1h30, ce film à réussit à nous présenter un panel de personnages assez profond, qui vivent tous leur homosexualité de manière très différentes. Il est facile de s’identifier à eux , ou du moins les comprendre. Par contre, ce n’est absolument pas une oeuvre feel-good.

    Pour compléter le visionnage, il y a le “documentaire du film” où l’auteur de la pièce original nous raconte la création de cette histoire et l’héritage qu’il en reste (<b style=”font-family: inherit; font-size: inherit;”>The Boys in The Band: Entre nous, aussi dispo sur Netflix).

    En espérant que ça vous aura intéressé !

  • sjeje42

    Membre
    10 novembre 2020 à 13h33
    Nouveau

    Quelques films LGBTQ+ que j’ai apprécié.

    Happy Together de Wong Kar War

    Un film puissant et captivant, une histoire d’amour forte et intense, un je t’aime moi non plus.

    Les deux protagonistes du films sont sans cesse sont attirés l’un de l’autre mais ne se supportent pas au quotidien.

    On retrouve, Lai, grave, introverti et pudique et Ho qui se complaît d’une grâce charnelle, prompt à jouer de son de ses charmes avec une inconscience qui exaspère son compagnon tout en accentuant la relation de dépendance qui l’attache à cet être séduisant, fragile et vulnérable.

    Wong Kar Wai filme magnifiquement une ville de Buenos Aires plombée par le soleil le jour et ou la nuit est folle et débridée dans les rues et les bars à tango où les couples s’enlacent et se forment.

    Une œuvre qui ne peut laisser indifférent parce qu’elle parle d’amour, servie par deux acteurs fabuleux dont le regretté Leslie Cheung.

    Laurence Anyways de Xavier Dolan.

    Ce film fut récompensé de nombreuse fois (dont la Queer Palm à Cannes en 2012). Laurence Anyways raconte la quête identitaire d’un homme né garçon mais se sentant profondément femme, entre conflits, injustices et amours ratées. C’est également le portrait complexe et touchant d’un couple qui implosera face à un amour véritable mais incompatible avec les désirs de chacun et le regard des autres.

    <b style=”font-family: inherit; font-size: inherit;”>

    <b style=”font-family: inherit; font-size: inherit;”>120 battements par minute de <i style=”font-family: inherit; font-size: inherit;”>Robin Campillo

    Difficile de parler de ce film tant il m’a bouleversé. J’ai pris une claque lorsque je suis sortie de la salle de cinéma, cette œuvre faisant resurgir en moi des souvenirs de mon propre vécu. Cette évocation de mon adolescence pendant les années SIDA est a la foi fascinante et terrifiante.

    120 battements par minute est bouleversant, le film s’attache à rendre compte des luttes de l’époque, de la difficile opposition aux pouvoirs publics dans la rue, des campagnes de prévention frileuses afin de ne pas choquer ceux qui, à l’époque, peuvent encore croire que le SIDA ne les concernera pas.

    Le spectateur pénètre petit à petit dans l’intimité de la maladie et les drames que cela engendre, la maladie est là, elle tue sans pitié.

    Ce film rend un hommage poignant à Act-Up et à ses militants en retraçant cette lutte acharnée pour faire parler de la maladie, faite d’actions coups de poings et de négociations tendues avec les laboratoires pharmaceutiques.

    Le réalisateur n’épargne pas non plus la communauté LGBTQ+ d’alors, entre ceux qui effrayer pratiquaient l’abstinence et ceux qui refusaient l’évidence en continuant les pratiques à risques.

    Et comment parler de ce film sans évoquer, Sean, Nathan, Sophie et les autres…

    La belle et tendre histoire d’amour entre Sean et Nathan, un duo vibrant, qui nous laisse sans voix, la gorge serrée lorsque, dans un assourdissant silence, défile le générique de fin.

    Au cœur de cette histoire qui nous rappelle que nos acquis d’aujourd’hui sont les luttes d’hier, et que les droits de demain sont les combats d’aujourd’hui.

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