Forums

Trouve des réponses, pose des questions et connecte-toi avec les membres !

Association LGBT Francophone Forums Partage Films/Séries/Animes Films Des idées de films LGBTQ+ pour survivre au confinement ? Répondre à: Des idées de films LGBTQ+ pour survivre au confinement ?

  • sjeje42

    Membre
    10 novembre 2020 à 13h33
    Nouveau

    Quelques films LGBTQ+ que j’ai apprécié.

    Happy Together de Wong Kar War

    Un film puissant et captivant, une histoire d’amour forte et intense, un je t’aime moi non plus.

    Les deux protagonistes du films sont sans cesse sont attirés l’un de l’autre mais ne se supportent pas au quotidien.

    On retrouve, Lai, grave, introverti et pudique et Ho qui se complaît d’une grâce charnelle, prompt à jouer de son de ses charmes avec une inconscience qui exaspère son compagnon tout en accentuant la relation de dépendance qui l’attache à cet être séduisant, fragile et vulnérable.

    Wong Kar Wai filme magnifiquement une ville de Buenos Aires plombée par le soleil le jour et ou la nuit est folle et débridée dans les rues et les bars à tango où les couples s’enlacent et se forment.

    Une œuvre qui ne peut laisser indifférent parce qu’elle parle d’amour, servie par deux acteurs fabuleux dont le regretté Leslie Cheung.

    Laurence Anyways de Xavier Dolan.

    Ce film fut récompensé de nombreuse fois (dont la Queer Palm à Cannes en 2012). Laurence Anyways raconte la quête identitaire d’un homme né garçon mais se sentant profondément femme, entre conflits, injustices et amours ratées. C’est également le portrait complexe et touchant d’un couple qui implosera face à un amour véritable mais incompatible avec les désirs de chacun et le regard des autres.

    <b style=”font-family: inherit; font-size: inherit;”>

    <b style=”font-family: inherit; font-size: inherit;”>120 battements par minute de <i style=”font-family: inherit; font-size: inherit;”>Robin Campillo

    Difficile de parler de ce film tant il m’a bouleversé. J’ai pris une claque lorsque je suis sortie de la salle de cinéma, cette œuvre faisant resurgir en moi des souvenirs de mon propre vécu. Cette évocation de mon adolescence pendant les années SIDA est a la foi fascinante et terrifiante.

    120 battements par minute est bouleversant, le film s’attache à rendre compte des luttes de l’époque, de la difficile opposition aux pouvoirs publics dans la rue, des campagnes de prévention frileuses afin de ne pas choquer ceux qui, à l’époque, peuvent encore croire que le SIDA ne les concernera pas.

    Le spectateur pénètre petit à petit dans l’intimité de la maladie et les drames que cela engendre, la maladie est là, elle tue sans pitié.

    Ce film rend un hommage poignant à Act-Up et à ses militants en retraçant cette lutte acharnée pour faire parler de la maladie, faite d’actions coups de poings et de négociations tendues avec les laboratoires pharmaceutiques.

    Le réalisateur n’épargne pas non plus la communauté LGBTQ+ d’alors, entre ceux qui effrayer pratiquaient l’abstinence et ceux qui refusaient l’évidence en continuant les pratiques à risques.

    Et comment parler de ce film sans évoquer, Sean, Nathan, Sophie et les autres…

    La belle et tendre histoire d’amour entre Sean et Nathan, un duo vibrant, qui nous laisse sans voix, la gorge serrée lorsque, dans un assourdissant silence, défile le générique de fin.

    Au cœur de cette histoire qui nous rappelle que nos acquis d’aujourd’hui sont les luttes d’hier, et que les droits de demain sont les combats d’aujourd’hui.

NOUS SOMMES EN LIVE !
Hors Ligne